" Petits oiseaux figés qui voltigent et tournent au dessus de mes yeux. Accrochés à des fils pendus, ils tourbillonnent au ralenti poussé par un vent inexistant.
Je les regarde. Je les fixe, je ne les quitte plus.
Mon coeur bat dans mes oreilles et son écho me donne la vague impression que c'est l'unique son qui existe sur terre.
Je n'entends plus rien, je ne bouge plus, je n'existe plus.
Seuls les cognements existentiels tambourinent dans ce silence.
Mon corps est une anémone.
Je suis au fond de mes larmes, plongée dedans comme un bateau qui coule après une valse.
Des algues invisibles me retiennent dans cette prison.
Respire.
Souffle de fantôme.
Respire.
Souffle de fantôme.
Ailes pliés à jamais, ils dansent encore. Ils me narguent.
Respire.
Ils sont combien d'ailleurs ? Cinq volatiles morts par branches métalliques.
Respire.
Ils sont combien d'ailleurs ? Cinq volatiles morts par branches métalliques.
Je suis combien moi ? Dix-huit peaux mortes par surfaces de corps.
Ils s'arrêtent.
Respire.
J'ai envie de les attraper, de les toucher, d'en profiter pour les capturer. Mais la cage d'eau m'entoure et ils reprennent leur danse.
Respire.
J'ai envie de les attraper, de les toucher, d'en profiter pour les capturer. Mais la cage d'eau m'entoure et ils reprennent leur danse.
La chaleur me frigorifie.
Mes yeux sont mouillés et je ne sais plus pourquoi.
Respire.
Il faut sortir... en finir.
Respire.
Il faut sortir... en finir.
Depuis combien de temps es-tu coincée là ? Deux temps, peut-être trois..
J'ai vieilli... Mes bouts de doigts me le confirment.
Merde. Je fonds.
Je m'allège d'une pesanteur terrestre qui m'a couverte de honte.
Cette mutation. Ce semblant de libération.
Une peau neuve à déchiqueter de nouveau s'offre au monde volant.
Expire.
Ils piaillent.
Et j'en meurs d'envie. "Expire.
Ils piaillent.
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