26 mai 2011
" Petits oiseaux figés qui voltigent et tournent au dessus de mes yeux. Accrochés à des fils pendus, ils tourbillonnent au ralenti poussé par un vent inexistant.
Je les regarde. Je les fixe, je ne les quitte plus.
Mon coeur bat dans mes oreilles et son écho me donne la vague impression que c'est l'unique son qui existe sur terre.
Je n'entends plus rien, je ne bouge plus, je n'existe plus.
Seuls les cognements existentiels tambourinent dans ce silence.
Mon corps est une anémone.
Je suis au fond de mes larmes, plongée dedans comme un bateau qui coule après une valse.
Des algues invisibles me retiennent dans cette prison.
Respire.
Souffle de fantôme.
Respire.
Souffle de fantôme.
Ailes pliés à jamais, ils dansent encore. Ils me narguent.
Respire.
Ils sont combien d'ailleurs ? Cinq volatiles morts par branches métalliques.
Respire.
Ils sont combien d'ailleurs ? Cinq volatiles morts par branches métalliques.
Je suis combien moi ? Dix-huit peaux mortes par surfaces de corps.
Ils s'arrêtent.
Respire.
J'ai envie de les attraper, de les toucher, d'en profiter pour les capturer. Mais la cage d'eau m'entoure et ils reprennent leur danse.
Respire.
J'ai envie de les attraper, de les toucher, d'en profiter pour les capturer. Mais la cage d'eau m'entoure et ils reprennent leur danse.
La chaleur me frigorifie.
Mes yeux sont mouillés et je ne sais plus pourquoi.
Respire.
Il faut sortir... en finir.
Respire.
Il faut sortir... en finir.
Depuis combien de temps es-tu coincée là ? Deux temps, peut-être trois..
J'ai vieilli... Mes bouts de doigts me le confirment.
Merde. Je fonds.
Je m'allège d'une pesanteur terrestre qui m'a couverte de honte.
Cette mutation. Ce semblant de libération.
Une peau neuve à déchiqueter de nouveau s'offre au monde volant.
Expire.
Ils piaillent.
Et j'en meurs d'envie. "Expire.
Ils piaillent.
http://buddha-for-c00kies.blogspot.com/
25 mai 2011
23 mai 2011
20 mai 2011
17 mai 2011
15 mai 2011
Du velours sous le cou de nos songes, des escarres amovibles qui parcourent l’échine de nos cœurs, les incendies au plexus ne nous sauveront plus et c’est à la lie, qu’il nous faudra taire l’opalescence. Des bleus au derrière des lobes, des dunes et des sommets, les larmes en sueur qui dégoulinent de nos regrets, ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau ; des pierres jetées dans la marre du fleuve.
Des ombres à l’ombre de la fin du monde, les mers où bien les îles au milieu de celles-ci, le lopin de terre est ailleurs et ailleurs n’est pas ici.
A ces aubes crépusculaires pour des mélopées sous la pluie, ces notes diluviennes qui s’échappent à l’anglaise de nos tripes pour aller à l’est, au nord, là où la neige jamais ne meurt et où est l’Infini.
Pourquoi pas des steppes pour draper nos dérives, des refuges en sous sol, galactiques, sous une étoile qui brille une nuit et une seule, celle qui dure à jamais derrière nos orbites, nos lombes qui en frissonnent encore.
Fermons les yeux sous l’absence de lumière, tarissons l’inépuisable soif à l’alambique de Pise, celui qui s’essaie à la survie, contre la Terre, au-delà de la physique.
BAM.
http://sweetlittleblues.blogspot.com/
11 mai 2011
10 mai 2011
" Non ne dis rien mon amour
reviens juste au matin
T'immiscer et felin
Sous les draps chauds de mon corps
Qui cherchera ta main
Dehors il fera mauve
Et ces elephants roses
Reprendront leur chemin
C'est pas l'heure de s'envoler
Pas l'heure de s'immoler encore
Ai-je tort d'y croire un peu
Avant que l'on soit vieux ou morts
Des zombies sequestres sur des prie dieux
Sourient sourient a qui mieux-mieux
Hier encore, tu fredonnais encore
Dans quelques rêves, quelques songes ivre mort.
Non ne dis rien mon amour
Reviens juste au matin
T'immiscer et felin
Sous les draps chaud de mon corps
Qui cherchera ta main
Dehors il fera mauve
Et ces elephants roses
Reprendrons leur chemin
On leur dira merci
Ils nous diront de rien
De rien..."
8 mai 2011
Nos souvenirs se forment à deux.
" Les talons de mes Richelieu usés claquent sur les pavés. Epuisée et lasse, je me laisse tomber le long d'un des murs sales de la gare. Je glisse une cigarette entre mes lèvres fines. Au loin, je l'aperçois. Magnifique, comme autrefois. "
7 mai 2011
18.06.2010
Et puis tu vois, moi j'étais toujours là, toujours là, au coin de cette rue paumée, à t'attendre encore et encore. Bien sûr, je savais que tu ne viendrais pas, je savais d'avance que chaque silhouette que j'allais voir se dessiner sur les murs de cette rue, je savais qu'aucune ne correspondrait jamais à la tienne. Je t'aime, autant que je te déteste, d'avoir rendu mon âme d'enfant aussi amer. Pour toi c'était un jeu, une continuité de ce dont tu ne crois plus, cette absurdité romanesque baisée par le XXIe siècle. Seulement moi je t'ai aimé plus que tout, j'aurais été capable de tout faire pour toi. Même le pire. Mais tu ne m'as pas laissé le choix, tu m'as forcé à t'oublier. Tu m'as laissé toute seule sans savoir ce que ça pouvait me faire. Je me taisais sur tous ces souvenirs, ceux qui font mal. Car, c'est vrai, j'en ai mis du temps à effacer ces quelques mois de ma vie, j'en ai pleuré des nuits entières, j'en ai souffert à un point que tu ne pourras sans doute jamais imaginer. Mais quand je vois le bonheur que ça me procure aujourd'hui de pouvoir vivre sans toi, j'me dis que ça en valait vraiment la peine.
6 mai 2011
2 mai 2011
2.
A écouter mon coeur tambouriner dans ma poitrine, je me suis dit qu'on pouvait peut-être mourir d'un baiser.
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