Du velours sous le cou de nos songes, des escarres amovibles qui parcourent l’échine de nos cœurs, les incendies au plexus ne nous sauveront plus et c’est à la lie, qu’il nous faudra taire l’opalescence. Des bleus au derrière des lobes, des dunes et des sommets, les larmes en sueur qui dégoulinent de nos regrets, ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau ; des pierres jetées dans la marre du fleuve.
Des ombres à l’ombre de la fin du monde, les mers où bien les îles au milieu de celles-ci, le lopin de terre est ailleurs et ailleurs n’est pas ici.
A ces aubes crépusculaires pour des mélopées sous la pluie, ces notes diluviennes qui s’échappent à l’anglaise de nos tripes pour aller à l’est, au nord, là où la neige jamais ne meurt et où est l’Infini.
Pourquoi pas des steppes pour draper nos dérives, des refuges en sous sol, galactiques, sous une étoile qui brille une nuit et une seule, celle qui dure à jamais derrière nos orbites, nos lombes qui en frissonnent encore.
Fermons les yeux sous l’absence de lumière, tarissons l’inépuisable soif à l’alambique de Pise, celui qui s’essaie à la survie, contre la Terre, au-delà de la physique.
BAM.
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